Dis-leur se qu'on pense d'eux ................
Ont-ils seulement le droit de mourir ?
Morts ! serez-vous tentés de mourir, si vous aviez eu la chance de connaître se à quoi servira votre départ ?
Vous êtes morts, martyrs pour une cause qui ne peut être forcement la notre.
La notre n'admet aucune mort avant d'avoir vécu
Ne nous accusés point de défection ni de trahison, puisque nous n'avons jamais embrassés la cause qui fait vos raisons de mourir, martyrs..........
Reposés éternel ! vivez tranquillement votre mort en attendant vos enfants qui ne sont pas de notre présent et si seulement ils sont parmi nous, nous vous les faisons rejoindre, car on ne peut accepter des témoins de votre lutte, qui feront front à la notre.
Morts révolutionnaires ! les causes que vous défendez vous ont rendus aveugles et ignorants jusqu'à ce que vous nous acceptiez comme frères ! oui des frères charognards, assoiffés qui ne pensent qu'à se désaltérer du sang des morts que vous faites...........
Heureux 'MEDANS' ! nous aurions toujours besoins de vous, non pour défendre une cause universelle mais pour combler le vide que nous formons des désirs inassouvis, des intérêts toujours naissants, pour voiler nos lâchetés et nos faiblesses auprès de vos s½urs-mères et d'orphelins que nous avions fait de notre auguste mort.............
Nous avons écris des millions des pages, fait des centaines de kilomètres des symphonies, chantés des nuits blanches des poésies dans votre jargon, dans le seul but de précipiter votre départ. Ecrire, chanter, poétiser dans la limite de nos intérêts et faire taire tous ces morts que vous aviez eu le courage et l'engagement de faire pour la révolution.
Braves combattants ! tous ces beaux discours, ces déclarations d'hostilité, ces engagements calculés ne sont que des man½uvres politiciennes pour exciter et précipiter votre départ.
Vous représentez une menace, non pour l'ennemi mais pour nous qui ne peuvent vivre qu'en parasite. Nous, qui ne peuvent dresser un projet et le mener à terme.
De concert avec l'ennemi d'hier, nous nous sommes donnés l'honneur de fêter tout le 24 avril de l'an notre victoire sur vous et votre misérable peuple que nous écrasons à coup de politique sans lendemain.
Comment comprendre qu'après tant de vexations toute cette traînée de seigneurs continuent à fréquenter et à rechercher l'amitié de leur ennemis et anciens colons. D'où naît cette étrange humilité chez des hommes si fiers ?
Ne voient-ils pas qu'ils ne retrouverons leur force que s'ils rejettent non seulement leurs colons et ennemis, mais tout le système de valeur que ceux-ci ont la prétention d'imposer comme U N I V E R S E L . Abdoulaye SIDI MOHAMED