Désert rebel

Avec Abdallah Oumbadougou
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# Posté le lundi 05 novembre 2007 19:42

Areva et la société civile: Pourquoi un tel exode?

Areva et la société civile: Pourquoi un tel exode?
Lettre ouverte de la Coordination de la Société Civile d'Arlit

A

Son Excellence Monsieur le Premier Ministre de la République du Niger


Arlit, le 06 décembre 2006


Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du gouvernement de la république du Niger, suite au survol par la présidente du Directoire d'Areva du périmètre d'Immouraren, à son passage à Alit (02 heures) et à la signature de la convention de financement entre votre gouvernement et AREVA, vous voudriez, Excellence Monsieur le Premier Ministre bien prendre connaissance de l'exacerbation de la société civile d'Arlit.

Nous avons suivi avec intérêt la cérémonie de signature d'une convention de financement entre la Présidente du directoire d'Areva et vous même le 1er Décembre 2006. Nous avons noté que cette convention concerne le financement de plusieurs projets dont entre autre celui d'Irazer dans le cadre de la sécurité alimentaire et celui de la lutte contre le VIH/ Sida.

Comme vous l'avez espéré dans votre allocution, les populations d'Agadez, Tchiro et Arlit sont heureuses de vous voir signer cette convention. Les populations se réjouissent que pour la première fois depuis un demi- siècle qu'à duré l'exploitation de l'uranium, un gouvernement du Niger a su et pu obtenir d'Areva un regard humain vis à vis d'un peuple.

Excellence, sachez seulement que lors du passage éclair de la Présidente d'Areva dans la région d'Agadez le silence complet a été imposé aux populations vraisemblablement par les représentants et mandataires locaux d'Areva pour plaire et faire plaisir.

Comme vous le savez excellence, depuis 2000, nous avons engagé une lutte dans cette partie de notre pays pour que Areva reconnaisse ses responsabilités sociales et environnementales dans le désastre écologique, social et économique qu'elle a causé pendant un demi- siècle d'exploitation d'uranium.

C'est à cet effet que nous avons organisé la marche du 3 mai 2006 et celle du 5 novembre 2006.

A chacun de ce deux événements correspond un acte d'AREVA en ce sens :

Après la marche du 03 mai 2006, AREVA a annoncé une aide aux communes du département d'Arlit de 300 millions de francs cfa.
Après la marche du 05 novembre 2006, Areva a accélérer la signature de la convention de financement avec vous le 1er décembre 2006.
Excellence Monsieur le Premier Ministre, nous sommes inquiet des objectifs que vise Areva à travers un certains nombres de ses actions et des déclarations qu'elle fait.

S'agissant du développement durable, on note que Areva n'a vulgarisé et diffuse aucune politique de développement durable et que la Présidente d'Areva parle de " responsabilités partagées ", est ce à dire qu'Areva à travers ses deux actions veut se faire pardonner toutes les situations environnementales et sociales qu'elle a causé pendant un demi- siècle ?

Est- ce à dire qu'après avoir extrait et vendu 100 mille tonnes d'uranium Nigérien, Areva indemnise notre pays à travers ses deux actions ? Avec qui Areva veut- elle partager ce qui est sa seule et seule responsabilité ?

S'agissant de la lutte contre le VIH/ Sida, comme vous le savez Excellence, le premier cas du Sida a été découvert à Arlit en 1987, ville créée par Areva.

Cette macabre découverte du sida est due au fait qu'à ce moment seule les hôpitaux d'Areva disposaient des moyens pour acheter les matériels de détection du VIH. .

Cet achat de matériel de détection du VIH et sa mise en place à Arlit, n'a pas cessé d'intrigué car beaucoup des travailleurs d'Areva sont mort du VIH / Sida sans qu'aucune fois et jamais, Areva n'a mis ou essayer de mettre à leur disposition la tritherapie.

Aussi la confusion qui peut découler des maladies liées à la radioactivité, les maladies professionnelles et le Sida, laissent planer un sérieux doute sur l'achat de ce matériel de détection.

C'est pourquoi Excellence, nous ne croyons pas encore à la volonté naturelle d'Areva qui durant toutes ces années pendant les quelles votre gouvernement et ces partenaires ont pus mobiliser d'énorme moyens financiers contre le VIH, Areva n'a levé le petit doigt même pour ses propres travailleurs.

Excellence, nous sommes confiant quand à la vigilance des autorités de notre pays, mais les ambitions d'Areva de se hisser au rang d'un état dans un état (signature pour la première fois d'une convention entre un directeur d'une entreprise et le chef de notre gouvernement), afin d'avoir les mains libres pour étouffer et réduire au silence tous ceux qui agissent pour une meilleure responsabilité sociale et environnementale dans l'exploitation de l'uranium au Niger.

La rehausse du prix de l'uranium et la crise énergétique à travers les continents classe notre pays parmi les plus sûres et les plus riches de la planète en matière de réserves et d'exploitation d'uranium, c'est cela que signifie le large sourire d'Areva à votre ..........

Areva seule, va produire et vendre environs 8 000 tonnes d'uranium métal d'ici l'an 2010 au Niger soit un chiffre d'affaire de plus de 800 milliards de FCFA/an.

Notre mouvement n'entend pas faire obstacle à cet enjeux, mais s'inscrit dans le cadre de la mobilisation de tous les Nigériens pour éviter la continuation et le recommencement d'une tragédie économique, sociale et environnementale.

Par conséquent, votre action du 1 décembre 2006 au delà des arrières pensées d'Areva, s'inscrit à notre avis dans ce sens positifs de la marche du pays.

C'est dans ce esprit, Excellence Monsieur le Premier Ministre, que nous souhaitons obtenir une audience avec vous pour mieux exprimer nos propos et lever toute équivoque.

Dans l'espoir que cela vous soit possible, Excellence Monsieur le Premier Ministre, veuillez recevoir l'expression de notre très haute considération.


Le Président de la coordination

Almoustapha Alhacen

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# Posté le lundi 05 novembre 2007 19:18

Exploitation de l'Uranium : Quel avenir pour la population nomade ?

Exploitation de l’Uranium : Quel avenir pour la population nomade ?
Exploitation de l'Uranium : Quel avenir pour la population nomade ?
Il y'a déjà plus de trente six ans que le groupe nucléaire français AREVA exploitait à travers ses filiales Somaïr et Cominak de l'uranium au nord Niger. Avec plus de 100 000 tonnes extraites, le Niger demeure toujours un des pays les plus pauvres de la planète, occupant régulièrement le rang du dernier au classement mondial des Nations Unies. En dehors des enjeux politiques et économiques, aujourd'hui nombreux sont ceux qui dénoncent les conditions d'exploitation de ce gisement dans le nord et ses conséquences directes sur la population et l'environnement. Après le soulèvement populaire de la société civile dénonçant les menaces et les conséquences de la radioactivité, c'est fut le tour de plusieurs organisations internationales et cabinets indépendants d'attirer l'attention de l'opinion internationale sur les dérives de l'exploitation de l'Uranium au niger. Des accusations dont la pertinence a été confirmée notamment par des enquêtes de la Commission française de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité et d'associations de la société civile en France. Dans plusieurs rapports, CRIIRAD et SHERPA ont dénoncé un désastre sur la santé des personnes et l'environnement et un manquement aux obligations élémentaires de la société exploitante.
Malgré ce désastre humanitaire et écologique, le gouvernement nigérien n'a tiré aucune leçon du passé et s'offre le luxe d'octroyer encore des centaines de permis de prospection et d'exploitation dans le Nord Niger. La nouvelle carte minière montre qu'aucune partie du nord n'est épargnée. Au nord, du Massif montagneux de l'Air, où vivent plus de 100 000 habitants, et ses marges jusqu'à la limite d'Agadez (lit des nappes phréatiques), à l'Ouest sur toute la vallée de l'hirazer, plaine de plusieurs dizaines de milliers d'hectares, en passant par Ingall, zone de dattes et de la fête annuelle des éleveurs, et Teguida, zone de pâturages par excellence, aucun périmètre n'est épargné par les mines d'uranium. Suite à cette montée en exponentielle des mines d'uranium ; quel sera alors le devenir de la population ? Qu'en est-il de l'environnement ?
Pendant que les autorités Nigériennes partagent les permis d'exploitation à tort et à travers, et négocient le cours de l'uranium sur le marché international, la survie d'une partie de la population nigérienne est fortement menacée. Obsédés par les retombés financiers de l'uranium, les autorités ne se sont pas préoccupées un seul instant de savoir quelles seront les conséquences d'une telle exploitation sur la population et l'environnement. La présence des chinois sur le terrain est préoccupante quand on sait que l'exploitation chinoise ne respecte pas en aucune manière le respect de la dignité humaine et de l'écosystème. La population a déjà commencé à se faire virer de son espace de pâturage par les chinois (cas d'une exploitation prés d'Assaouas), certains puits interdits et d'autres villages ont reçu l'ordre de déguerpir (cas d'Anou-Aguerof).
Au Niger rien que l'exploitation de la Somaïr et Cominak a eu un impact considérable, impact qui se caractérise par une radiologie anormale et une violation des principes internationaux. L'exploitation a entraîné une contamination significative de l'environnement. Les espaces forestiers ont considérablement reculé, les pâturages sont devenus très rares et la population contaminée par la radioactivité. Les sociétés minières masquent la réalité et sont très réfractaires à toute divulgation de l'information et le fait le plus remarquable est qu'aucune maladie professionnelle n'a jamais été décelée par les hôpitaux implantés dans les cités minières. Les hôpitaux qualifiés de référence ne sont en fait que de véritables mouroirs.

Si seulement l'existence de deux mines a engendré des tels effets; quel sera alors l'impact sur la population et l'environnement de 122 mines éparpillées partout ? Quand est ce que les autorités nigériennes prendront conscience du danger? Est-ce de l'inconscience ou de la mauvaise foi ?
Si rien n'est fait la catastrophe de Tchernobyl se produira au Nord Niger et des nouveaux sites à l'image de celui de Mounana (Gabon) apparaîtront partout dans la partie Nord Niger.

Au vu de cette catastrophe humanitaire qui se prolifère désormais à l'horizon, nous, population du nord Niger, demandons à l'opinion nationale et internationale de nous aider à dénoncer cette catastrophe, afin de sauver de vies humaines et des terres de pâturages.
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# Posté le lundi 05 novembre 2007 17:20

Modifié le lundi 05 novembre 2007 18:46

A la recherche de la paix: Une entreprise difficile

A la recherche de la paix: Une entreprise difficile
De Aïr Infos no 5 15-31/8/2007
A LA RECHERCHE DE LA PAIX :
UNE ENTREPRISE DIFFICILE
Conscients que la prévention et la construction de la paix durable sont nécessaires pour tout objectif de développement, des militants de la société civile se doivent d'harmoniser leur combat autour de l'idéal de la paix mais pas le prêche de la guerre et la haine. C'est à cette erreur que l'insécurité au nord Niger nous a acculé. Très tôt, des milliers de jeunes ont compris qu'ils fallaient dire non au MNJ et à son cortège de morts; à ses revendications chimériques et insensées. Mais est-ce rendre service à la paix en appelant citoyennement à l'effusion du sang? Le Mouvement citoyen pour la République , en tant que structure forte et basée sur une architecture des idéaux de la non-violence a déçu des nombreux nigériens. Ils n'aspirent qu'à la paix; rien qu'à la paix mais obligés de le taire dans leur coeur meurtri! Les guerres ayant lieu dans des états détériorent la vie des civils et aggravent leurs souffrances. Ces atteintes graves à la dignité humaine mettent alors les mouvements citoyens dans la position unique des défenseurs des droits des citoyens à travers des mécanismes opposés à ceux des belligérants : le dialogue, l'écoute, la prévention, la résolution, la réhabilitation et enfin la réconciliation .En général, l'indépendance des organisations de la société civile leur donne la liberté d'agir vite et avec souplesse, y compris lorsque des acteurs officiels sont immobilisés. Les acteurs de la société civile se basent typiquement sur leur expertise, intégrité ou autorité morale pour poursuivre des stratégies tendant vers la paix et la tolérance mutuelle. Ils encouragent et soutiennent la négociation entre les parties hostiles pour empêcher l'escalade à la violence. En mobilisant la « puissance populaire »,Nouhou Arzika aurait pu faire pression sur les décideurs étatiques et ceux du MNJ afin d'atteindre un règlement pacifique du conflit. Hélas, le leader du mouvement citoyen du Niger a malheureusement perdu de sa superbe comme en témoigne le dernier meeting du samedi 8 septembre 2007. Mais rien n'est tard, il faut que tous les acteurs de la société civile se donnent la main et à l'unisson demandé au MNJ de déposer les armes et de venir à la table des négociations. Ils auront alors rendu service à ce pays que nous aimons tant et aimerions léguer propre à notre progéniture. Oeuvrons dans ce sens, appelons tous à la paix surtout en ce début du mois béni de ramadan. Écartons nos tentes, cherchons nos mains afin de rapprocher nos coeurs.
LES ORIGINES DU MAL
L'histoire de cette crise nigéro-nigérienne est intimement liée aux actes posés par deux hommes ; deux natifs de la vallée de Tadak : les désormais tristement célèbres Aboubacar Alambo (mort le 22juin passé au cours de la bataille de Tizirzet) et son compère de toujours Amoumane Kalakouwa (actuellement en convalescence) et qui est en outre un bagnard évadé de Tillabéry. Ces deux jeunes gens, activement recherchés par la justice pour des crimes graves d'atteintes à l'ordre public ; d'assassinats des gendarmes ; de vols à main armée, et même de convoi des véhicules de fraude...ont été à l'origine de l'attaque d'Iférouane. En effet, dans la nuit du 7 au 8 février 2007, ils ont attaqué ce poste avancé à la tête de plusieurs véhicules et tué trois (3) militaires. Juste après au moment où les nigériens se remettaient de ces événements, des mines anti-personnels et anti-chars vont faire leur lot de victimes précisément à partir du 14 avril 2007. Les combattants du MNJ vont user de cette « arme des lâches » comme l'a nommée le ministre porte-parole du gouvernement pour vouloir circonscrire le mouvement des troupes loyalistes dans l'Aïr.
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# Posté le lundi 05 novembre 2007 16:54

Question de culture generale!!!!

Connaissez-vous ce paragraphe?

Que les vertus de nos ancêtres
Se retrouvent dans nos enfants
Elles sont notre raison d'être
De lutter dans tous les instants
A peine armés le plus souvent
Pour affronter les fauves traîtres
Ne tuant pour nous repaître
Mais pour subsister dignement
Dans l'immense steppe où peut naître
La soif dans le Sahel brûlant
Magnanimes et vigilants.

Abdoulaye
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# Posté le vendredi 02 novembre 2007 21:18