Le Peuple autochtone Touareg vit un moment particulier de son Histoire jalonnée de résistances.
Aujourd'hui, aussi bien au Mali qu'au Niger, la résistance Touarègue fait face aux armées de ces deux Etats qui ne reconnaissent pas aux populations autochtones Touarègues leur pleine citoyenneté, prétextant le mode de vie nomade qui exclut toute possession de terres selon eux, et donc de droits sur ces terres.
Au Niger par exemple, on assiste à une expropriation des Touaregs de leurs terres, par des firmes internationales qui ont acquis des permis d'exploitation minière du gouvernement, sans consultation des Populations. Cette expropriation, en plus de menacer le mode de vie de ces populations, contribuera certainement à la destruction de l'Environnement, sur lequel est basé le mode de vie nomade.
Dans ces deux Pays (Niger, Mali), on assiste aussi à une diabolisation des Touaregs, comme étant facteur d'insécurité sur leurs propres terres (Sahara).
On les exclut de toute gestion de leurs régions, ou des richesses issues de leurs terres, faisant d'eux les populations les plus pauvres des Pays concernés.
Cette situation a bien évidemment été à l'origine des rebellions successives, qui contribuent à marginaliser encore plus ce Peuple, enlevant tout espoir de développement dans le Sahara, et donc tout espoir de Paix Durable.
Aujourd'hui les Touaregs aspirent à la Paix, une Paix durable.
La déclaration des Nations Unies sur les Peuples autochtones du 13 septembre 2007, ratifiée par les Etats, dit pourtant à son Article 10 : « Les Peuples autochtones ne peuvent être enlevés de force à leurs terres ou territoire. Aucune réinstallation ne peut avoir lieu sans leur consentement préalable –donné librement et en connaissance de cause- des Peuples autochtones concernés, et un accord sur une indemnisation juste et équitable et, lorsque cela est possible, la faculté de retour.»
Comment pourra-t-on parler de « faculté de retour » si nous laissons ces multinationales s'installer sans un plan établi avec les populations, plan qui devra protéger leur environnement ?
Aujourd'hui, la question est plus que d'actualités, et les civils Touaregs, du Niger et du Mali, les associations oeuvrant dans cet espace depuis des années, les scientifiques, sont d'avis qu'il faut poser le problème à un niveau qui dépasse les frontières des Etats qui veulent chacun nier le problème Touareg, et donc incapables de répondre aux aspirations d'un Peuple qui a droit à la Survie, un Peuple dont la Culture est menacée, si rien n'est fait.
Les Touaregs veulent vivre dans un Sahara Paisible, ils ont besoin d'une Paix durable, condition sine qua non de tout développement.
C'est pour toutes ces raisons, et bien d'autres encore que nous avions projeté de convoquer une Conférence Internationale sur la « Question Touarègue », en 2008.
Mais avant cela, nous envisageons un symposium sur le même problème afin qu'on réalise un cahier de charge pour la future conférence.
A cet effet nous sollicitons votre participation, afin qu'on puise poser le problème devant le plus grand auditoire possible, afin qu'on amorce une résolution « durable » de cette question que les politiques gouvernementales contournent.
Dans l'Espoir que ce projet sera le votre, nous vous prions de bien vouloir nous répondre avant le 01 décembre, afin qu'on puisse dresser une liste provisoire des organisateurs lors du symposium du 08 décembre.
Nous sommes à votre disposition pour toute information.
Seydou kaocen
Membre du comité d'organisation
Pdt association Imajaghan-media (France)
Tél: 0627837243
